Les jouets Jean Depreux

Jean Depreux naît en 1923 à Beauvois en Cambrésis. Il rencontre à Roubaix Geneviève Leutert, petite fille de Mme Leutert, commerçante en brosserie vannerie, au 77 Grand Rue. Geneviève gère un commerce de jouets, juste en face, au 66 bis Grande rue. Jean Depreux, qui habite désormais sur place, peut l’aider à la tenue de son petit commerce.

( document coll. priv. )

Rapidement, Jean se passionne pour tous les jeux et jouets vendus dans la petite boutique. Jean a l’esprit créatif et ingénieux ; il est manuel et a le sens du commerce. Il décide de créer des jouets et en particulier des garages pour petites voitures car cela n’existe pas sur le marché.

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En 1950, Jean et Geneviève s’installent au 226 rue du Chemin Neuf. Jean aménage son atelier dans un bâtiment situé dans le jardin de leur maison. Il fabrique des jouets très originaux alors que les fabricants français se limitent aux jouets en bois. Les garages sont magnifiques. Le moindre détail est important ; à titre d’exemple : les carburants Esso ont accepté de faire figurer leur marque, en tant que publicité, sur tous les garages.

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Le succès des jouets fabriqués est immédiat, si bien que Jean ne tarde pas à embaucher une trentaine de personnes pour l’aider à la production. Malheureusement, à la fin des années 50, un incendie ravage le bâtiment de la rue du Chemin Neuf, sans atteindre la maison d’habitation. Jean Depreux installe alors son atelier de production au 52 rue d’Hem, dans des locaux beaucoup plus vastes.

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En plus des garages pour petites voitures, il fabrique des camions téléguidés, des chariots élévateurs télécommandés, des ponts roulants, des grues, des forts, des campements militaires, des centres d’essai avec lance fusée, des fermes et des maisons de poupées. Environ 100 personnes travaillent désormais dans l’entreprise.

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Il distribue ses jouets sous plusieurs marques  : Depreux, bien sûr, mais également Starlux et Azur. Il est également dépositaire des stations essence SIO avec la marque Caltex.

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Dans les années 70, Jean Depreux importe également des jouets de l’étranger, en particulier des maisons de poupées de marque « Lisa of Denmark » et « Hanse of Scandinavia », qu’il distribue dans les grands magasins comme les Nouvelles Galeries.

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En 1975, il signe un contrat de partenariat, avec l’entreprise anglaise DCM, pour la vente en France de leurs puzzles en bois, leurs locomotives Roco et beaucoup d’autres jouets.

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DCM propose ensuite à Jean Depreux de lui reprendre son entreprise. Il accepte à la condition de continuer à diriger la société qui devient DCM Depreux SA .

( document M. Depreux )

En 1979, Jean Depreux prend sa retraite et l’entreprise ferme en 1981. Aujourd’hui, près de 40 ans après la fermeture de l’entreprise, les garages de Jean Depreux sont très recherchés par des collectionneurs passionnés et la valeur de revente de ces magnifiques jouets atteint des sommets !

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Remerciements à Michèle Depreux pour son témoignage.

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2 thoughts on “Les jouets Jean Depreux

  1. Dumoulin Jean-Jacques

    Né en 1953, ayant vécu rue du Chemin neuf à Roubaix de 1956 à 1977, j’ai bien connu la famille Depreux ! Jean Depreux était notre voisin à 50 mètres ainsi que la famille Penet ( Les gâteaux Pope-Penet à Roubaix) ! Les habitations des familles Depreux et Penet étaient voisines mitoyennes rue du Chemin neuf à Roubaix , et chacune de leurs entreprises étaient également voisines rue d’Hem à Roubaix ! Beaucoup de jeunes 18-20 ans du quartier Chemin neuf ont travaillé chez Depreux et Pope-Penet pendant les vacances scolaires pour se faire un peu d’argent ! Moi-même j’ai travaillé avant de faire mon service militaire chez Depreux de septembre 1972 à fin novembre 1972, car à cette époque tant que l’on était pas libéré du service militaire, il était difficile de trouvé un emploi en CDI ! Depreux m’a permis d’avoir un revenu en attendant. J’y ai réalisé des garages , châteaux forts, fermes, maisons poupée, etc. , de beaux jouets en bois ! Le chef d’atelier était le frère de Jean Depreux dont je n’ai plus en mémoire son prénom ! En décembre 1973 sortant de l’armée j’ai donc trouvé un emploi de technicien en fonction de mes études en électrotechnique et en 1977, ayant pris des cours du soir à l’institut Turgot rue du Collège à Roubaix dans le domaine du dessin industrielle, le monde étant petit, j’ai retrouvé monsieur Depreux frère de Jean, qui prenait également les mêmes cours en dessin , étant en contrat de reconversion ; ce jour là je venais d’appendre que l’entreprise battait de l’aile, à cause de la révolution des jouets en plastiques qui ont remplacé les jouets en bois ! D’où certainement la fermeture de l’entreprise en 1981 !

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