Un bureau de poste au Pile

Il existait déjà un bureau de poste avant que l’on décide d’en construire un nouveau, au coin de la rue Lalande. Il était situé au n°120 de la rue Pierre de Roubaix, dans une petite maison étroite à deux pas du débouché de la rue des fossés (aujourd’hui rue Jacques Prévert). On l’appelait le bureau de poste Sainte Elisabeth. C’est en Janvier 1936 qu’on décide de remplacer le vieux bureau exigu, sur une partie du terrain du square Destombes, formant le coin entre la rue Lalande et la rue Pierre de Roubaix, par un local neuf, plus vaste et mieux conditionné. La dépense est évaluée à 279.800 francs, et ce bureau ne fonctionnera pas avant l’année suivante.

Le bureau du Pile en octobre 1936, puis en mars 1937 Photos Journal de Roubaix

Le bureau du Pile en octobre 1936, puis en mars 1937 Photos Journal de Roubaix

Trois cent dix m² sont ainsi attribués à la surface du nouveau bureau de poste. En novembre, on a démoli le mur de l’ancienne propriété Delaoutre, et on voit déjà apparaître derrière une barrière de chantier, l’entrée de la future poste avec son fronton caractéristique et les premiers piliers de soutènement des murs. La presse annonce de manière optimiste que l’administration des PTT n’ouvrira pas ce nouveau bureau avant juin 1937. Le chantier se déroule avec en toile de fond les arbres du square et la maison de maître qui s’y trouvait encore.

Le bureau du Pile en novembre 1937, et en février 1938 Photos Le Journal de Roubaix

Le bureau du Pile en novembre 1937, et en février 1938 Photos Le Journal de Roubaix

En mars 1937, les murs et la toiture ont été construits, les fenêtres n’y sont pas encore, mais la silhouette du nouveau bâtiment masque désormais à la vue, les plantations du square et son habitation. En octobre 1937, le nouveau bureau de postes est terminé. Sur les fenêtres, on voit encore les croix de peinture destinés à indiquer que les vitres ont été posées. La barrière de chantier a été enlevée, et l’on attend la prochaine inauguration du bureau de poste de la rue Pierre de Roubaix, qui changera de nom pour l’occasion. Désormais plus proche du quartier du Pile que de celui de Ste Elisabeth, il portera donc le nom de bureau du Pile.

Le bureau du Pile aujourd'hui Vue Google Maps

Le bureau du Pile aujourd’hui Vue Google Maps

Il sera inauguré en février 1938, et il fait partie d’un ensemble de constructions de plusieurs bureaux auxiliaires (Alma, Fosse aux Chênes,…) destinés à désengorger le bureau principal de l’hôtel des postes du boulevard Gambetta (aujourd’hui IUT boulevard Leclerc). Ces bureaux de poste des années trente étaient l’objet d’un cahier des charges identique, que l’on peut retrouver à l’Alma, mais aussi à Wattrelos dans l’ancien bureau de poste devenu aujourd’hui la bibliothèque, ou celui de l’avenue Dron à Tourcoing . De nos jours, le bureau du Pile fonctionne toujours, en alternance avec celui qui se situe dans la maison des services des Trois Ponts.

Un nouvel hôtel des postes

L’augmentation des activités postales fait qu’il est question dès les années soixante, de construire un nouvel hôtel des postes. En effet le bel immeuble construit en 1927 ne suffit plus pour accueillir les tâches ordinaires, à savoir le tri, le départ et l’arrivée de courrier, les paquets, les guichets, le téléphone, auxquelles se sont ajoutés les chèques postaux, les virements, la vente par correspondance. Plus de trente millions de catalogues expédiés en 1963 ! En janvier 1964, on apprend que la Direction Départementale des PTT a jeté son dévolu sur la Place des Halles, pour une surface de 4.500 m². Entretemps le centre du transit du Lido s’est installé en août 1964 et occupera le terrain repéré jusqu’en 1973. Une fois démonté, ce centre commercial provisoire accueillera quelques démonstrations commerciales et circassiennes.

L'annonce du projet Photo NE

L’annonce du projet Photo NE

Puis le projet de poste centrale refait surface, et le début des travaux est annoncé pour le 24 mars 1975 pour une durée de 18 mois. Finalement le chantier est ouvert début mai. Cent vingt pieux de béton ont été réalisés pour soutenir l’édifice, et les bâtisseurs ont du creuser à plus de vingt mètres pour trouver un sous sol stable. Rappelons qu’autrefois le Trichon et les douves de l’ancien château étaient  situés à deux pas de l’endroit. La construction va pouvoir commencer et on attend l’ouverture pour la fin de l’année 1976.

Vue aérienne du chantier Photo NE

Vue aérienne du chantier Photo NE

Les travaux prendront un peu plus de temps. En avril 1977, le bâtiment est terminé et on annonce l’ouverture pour l’automne.

Ouverture à l'automne Photo NE

Ouverture à l’automne Photo NE

Le nouvel hôtel comporte deux étages, et se présente sous la forme de deux ailes en équerre. La façade principale est orientée vers la rue Pierre Motte. A l’intérieur, côté usagers, sont prévus quinze guichets et vingt cabines téléphoniques.

Intérieur de l'hôtel des postes Photo NE

Intérieur de l’hôtel des postes Photo NE

Finalement le nouvel hôtel des postes est ouvert au public le lundi 12 décembre. Il emploie à cette époque quatre cents agents, et se classe au 2ème rang d’importance de la région. Dès avant l’ouverture, le receveur déplore les conditions d’accès : un nouveau plan de circulation et l’absence de parking ne contribuent pas au bon fonctionnement de la nouvelle poste. Le maire de Roubaix lui répond que c’était à l’administration des PTT de prévoir un parking souterrain dès la construction de l’édifice.

Vue du chantier en 1977 Photo NE

Vue du chantier en 1977 Photo NE

Pour l’instant, les usagers roubaisiens utilisent l’espace situé devant la poste, mais ce parking sauvage va bientôt disparaître, car la nouvelle bibliothèque est en voie de réalisation. Puis le secteur sera remodelé, avec des problèmes récurrents de l’époque à Roubaix, le stationnement et l’accès piétonnier.

Le parking temporaire Photo NE

Le parking temporaire Photo NE

Une rue disparue

C’est à l’occasion de la construction du marché couvert de Roubaix, en 1881 que l’on encadre ce terrain en forme de rectangle par trois nouvelles rues qui viennent compléter la rue Pierre Motte : la rue des Halles, la rue de la sagesse et la rue Jeanne d’arc. Si les trois premières ont survécu à la disparition des halles, en 1956, ce n’est pas le cas de la quatrième.

A gauche, le début de la rue Jeanne d'arc CP Médiathèque de Roubaix

A gauche, le début de la rue Jeanne d’arc CP Médiathèque de Roubaix

La rue Jeanne d’arc, c’était quoi ? Le côté des numéros impairs était entièrement occupé par  le marché des halles, l’autre côté étant constitué en partie des accès aux propriétés et maisons de la rue du Château, qui lui est parallèle et de loin antérieure. Les numéros pairs de la rue Jeanne d’Arc commençaient rue Pierre Motte avec un magasin de confection, auquel succédaient un magasin de soldes, un boucher hippophagique, un cordonnier, un marchand de fruits, un commerce de dentelles, un estaminet, un tonnelier, les halles Flipo, l’estaminet Monnet, un boucher, quatre estaminets.

Les Halles Flipo et la vitrine du café de l'URSA Photos Nord Eclair

Les Halles Flipo et la vitrine du café de l’URSA Photos Nord Éclair

La rue Jeanne d’arc était connue comme un haut lieu du sport, avec la présence d’une salle de gymnastique qui abritait depuis 1893 la société  la Roubaisienne au n°20, et qui sera transformée en magasin, les Halles Flipo. Il y avait aussi un haut lieu de l’haltérophilie au n°22, qui abritait l’Union Roubaisienne des Sports Athlétiques, et qui vit évoluer de nombreux champions, parmi lesquels Marcel Dumoulin, huit fois champion de France  d’Haltérophilie, qui participa aux jeux olympiques de 1928 et 1932.

Vue générale de la rue Jeanne d'arc Photo Nord Eclair

Vue générale de la rue Jeanne d’arc Photo Nord Éclair

La rue Jeanne d’arc  disparaît donc en 1968 pour permettre l’implantation du Lido, centre commercial de transition entre la rue de Lannoy et Roubaix 2000[1].  La dernière démolition concerna  l’auberge des Halles, qui fut autrefois un vieux relais de poste, selon Nord Éclair.

Le projet Poste Bibliothèque Publié dans Nord Eclair

Le projet Poste Bibliothèque Publié dans Nord Éclair

En 1972, c’est la rue du Château qui sera amputée de ses dix sept premiers numéros, parmi lesquels l’ancienne caisse d’épargne, et  quelques maisons d’industriels, ce qui permit de mettre en œuvre le projet d’une bibliothèque de vastes dimensions. En 1968 on prévoyait de construire un nouvel hôtel des postes et un hôtel financier (sic) regroupant l’ensemble des recettes et perceptions de la ville. Si la construction du nouvel hôtel des Postes fut bel et bien menée, c’est une médiathèque qui remplaça le projet d’hôtel des impôts, pour le plus grand bonheur des roubaisiens.

D’après Nord Éclair, Nord Matin et l’Histoire des rues de Roubaix par les Flâneurs


[1] Voir nos articles précédents

 

 

 

De la poste à l’IUT

C’est en janvier 1928 que M. Robert receveur principal, fait l’ouverture du nouvel hôtel des postes au public. Imposant par sa taille son style néo-flamand et par la dimension de ses services, cet immeuble accueillait les derniers perfectionnements de la science de l’époque : ascenseurs puissants, monte-charges électriques, monte-télégrammes pneumatiques, toboggans pour la descente du courrier…Il comportait une vaste salle pour l’accueil du public, et derrière les guichets une grande salle pour le tri du courrier par les facteurs. Un service de boîtes postales digne d’une grande ville, environ un millier, une salle de six cabines téléphoniques ouverte jour et nuit, une salle de télégraphe. L’immeuble est vaste ce qui contraste fort avec l’ancienne poste de la rue du Curé.

 L’hôtel des postes, peu après son ouverture Collection Médiathèque de Roubaix

On sait dès l’année 1967 qu’il est question de construire une nouvelle poste sur l’emplacement de la place des Halles, à l’époque occupé par le Lido, centre de transit entre la rue de Lannoy et le futur centre commercial Roubaix 2000. La ville souhaite transformer le grand immeuble postal en centre culturel, où s’installeraient la bibliothèque municipale, des salles de conférence et de réunion au deuxième étage, un musée au troisième, et le musée du folklore au quatrième. Petit bémol, les édiles de l’époque préfèrent parler de conservatoire des arts et traditions populaires. Les amis du Musée qui militent depuis longtemps pour un établissement de ce genre, relancent leurs appels pour enrichir le fond et annoncent déjà des animations telles qu’expositions de peinture, section philatélie…

La poste des années cinquante Collection Médiathèque de Roubaix

L’accord pour construire une nouvelle poste intervient en avril 1970, mais c’est seulement en 1975, soit deux ans après le démontage du Lido, que l’on reparlera de construire une autre poste, qui ouvrira le lundi 12 décembre 1977. La question du devenir de l’ancien bâtiment reste donc posée. Donné à la ville en l’échange des terrains nécessaires à la construction du nouvel bâtiment postal, ce bâtiment a besoin de travaux d’aménagement. La ville pense en faire à ce moment une maison des associations locales. En mars 1980, c’est toujours une friche administrative. On sait le montant des travaux d’aménagement, près d’un million et huit cent mille francs, et la ville a entrepris de faire restaurer la toiture. Les projets sont toujours les mêmes : carrefour pour les associations, centre de développement culturel, pouvant accueillir divers groupements artistiques, comme la compagnie de marionnettes de Jacques Vincent. Puis on parle de l’aménager en mini centre tertiaire, dont les bureaux seraient rétrocédés à des sociétés privées. En octobre 1980, le projet d’aménagement en maison des associations est retenu pour un concours organisé par l’état via le ministère de l’environnement intitulé architectures publiques.

Sont alors envisagés une salle de réunion de 150 places, une salle d’exposition, un centre de documentation et d’information, une cafétéria, des salles banalisées à la disposition des associations, des locaux affectés à des associations ayant des besoins particuliers (photo, audio visuel, poterie). L’état finance 50% de l’étude et si le projet est retenu, le fonds d’aménagement urbain participerait à hauteur de 35%. Si la ville s’est engagée dans l’étude, elle ne l’est pas pour les travaux. Le bâtiment étant en très mauvais état, il n’est pas impossible que la ville le revende.

L’hôtel des postes devenu IUT Photo Michel Farge

Les travaux de rénovation commencent en 1982 par la réfection de la toiture et ils se termineront en septembre 1984. A cette date, malgré une capacité d’accueil potentielle de 45 associations, la municipalité d’André Diligent estime que trop peu sont intéressées à l’occuper, il est donc décidé d’accueillir les étudiants de l’Institut Universitaire de Technologie C de Lille II (carrières juridiques, judiciaires et techniques de commercialisation), créé en 1974 à Villeneuve d’Ascq. Une aubaine pour Roubaix, qui est la capitale de la vente par correspondance. Les premiers étudiants en Management de la Distribution arrivent en décembre 1985. C’est en novembre 1986 que le ministre de l’éducation nationale de l’époque René Monoury viendra visiter un IUT de 500 étudiants sous la conduite de son directeur, Monsieur Werrebrouck.

Histoire du Flint

Le Flint, vous connaissez ? C’est ce café brasserie qui fait l’angle du boulevard de Fourmies et de la rue Carpeaux. On peut y boire un verre, déjeuner, acheter un jeu de grattage…

L’histoire du Flint commence avec le début du siècle. En 1904, c’était une épicerie au n°44 du boulevard de Fourmies, sans doute une épicerie buvette comme il en existait beaucoup à Roubaix, où l’on pouvait boire un petit verre pendant que se remplissait le cabas des commissions…

Dix ans plus tard, c’est un estaminet tenu par M. Béghin. Après la première guerre mondiale, il reprend ses activités, et les complète avec la vente des tabacs. Vers 1925, le café devient en plus la recette auxiliaire des postes, signe de l’évolution en importance du quartier qui commence à apparaître : le Nouveau Roubaix. Quelle pouvait-être la clientèle de ce café ? Les ouvriers du textile, car il y a plusieurs entreprises importantes dans les alentours : l’usine Dazin Motte aujourd’hui disparue et remplacée par des appartements, l’usine Ternynck à l’angle de la rue David D’Angers, aujourd’hui Damart…

Mais la vie de quartier étant fort animée, on peut imaginer que le Flint a pu accueillir le siège d’une ou de plusieurs associations ou peut-être un siège de club sportif ? Il y aurait eu des combats de coqs à l’étage ! Tous les témoignages seront les bienvenus.

En 1933, le café était tenu par M. Horent, toujours au n°44. En 1935, la numérotation des habitations du boulevard de Fourmies a changé, le café est alors au n°118. Le tenancier a  également changé. Un ancien mécanicien formé à l’institut syndical de Tourcoing, M. Jules Vanneste, venant de Mouvaux, reprend le café avec sa femme.

M. et Mme Vanneste derrière le bar du Flint dans les années trente Photo collection particulière

Fin 1939, Jules Vanneste sera mobilisé et retenu prisonnier pendant 5 ans, en Allemagne. Il semble que le café soit resté ouvert pendant la guerre, la kommandantur ayant fait apposer sur sa vitrine l’affichette « interdit aux juifs ». Jules Vanneste reviendra à Roubaix après avoir été libéré par les américains. Démobilisé le 15 juin 1945, il fera le pèlerinage de Lourdes en 1946 avec les personnes revenues des camps de concentration. Puis en 1955, il renouvelle le bail du fonds de commerce, débit de boissons, pour une durée de neuf ans. Le café a gardé la vente des tabacs, et pour quelques temps encore la recette auxiliaire des postes. Il dispose même d’une cabine téléphonique !

La rénovation du Flint en 1972 Photo Nord Eclair

En juin 1972, le Flint fait l’objet d’une rénovation. M. et Mme René Vanneste, aucun lien avec la famille précédente, invitent leur clientèle à découvrir le nouvel environnement du café, blanc et lumineux, ainsi qu’à déguster un large choix de bières.

Depuis, il y a eu plusieurs repreneurs du fonds de commerce, en 1989, 1995 et en 1999. Les derniers tenanciers sont arrivés en 2006. L’acte notarié fait apparaître les activités actuelle du commerce : débit de boisson Licence IV,  brasserie, articles de fumeurs, bimbeloterie, loto, gérance d’un débit de tabac, jeux de la Française des jeux.

Le café brasserie le Flint est toujours un endroit agréable, où l’on peut boire un verre et discuter accoudé au bar, ou assis en salle si l’on préfère. On peut y déjeuner sous une véranda qui apporte beaucoup de clarté à l’établissement.

Merci à Michel Denayer pour la documentation et aux tenanciers actuels pour les informations

Une si longue attente…

postejuillet1960Le bureau de poste en juillet 1960 Photo Nord Éclair

Construit entre les deux guerres, le quartier du Nouveau Roubaix ne possédait pas de bureau de poste. Il fallait donc se rendre à la poste centrale de Roubaix, ou rejoindre le bureau du Pile, tout aussi éloigné. Entre-temps, le quartier est devenu une véritable ville de 11.000 personnes, sans compter les quartiers alentour les Trois Baudets, Beaumont, la Lionderie, et le début de la construction des Hauts Champs. La création d’un bureau de poste fait alors l’objet d’une interpellation d’Alphonse Delbecque, conseiller municipal. C’était en 1956, les PTT donnent leur accord pour un chantier d’une somme de près de 18.000.000 francs, étant entendu que cette dépense serait couverte par un emprunt, mais la situation de restriction des crédits bancaires entraîne le report du projet. Devant les difficultés rencontrées pour obtenir un bureau de poste, le conseil municipal prend alors une délibération, et décide de la construction de l’immeuble qui sera remis à la disposition des P et T, qui obtiennent des conditions raisonnables pour s’acquitter de leur dette. Roubaix à la rescousse des services de l’Etat !

postejuillet1960bLe bureau de poste en juillet 1960 Photo Nord Éclair

Fin 1958, date à laquelle le crédit foncier débloque une première tranche de 8 millions, les longues démarches de la ville auprès des PTT ont enfin abouti. Le terrain a déjà été acheté depuis longtemps, à l’angle du boulevard de Fourmies et de l’avenue Linné, place Charles Spriet. M. André Lys architecte des PTT est chargé de l’exécution des travaux. Le bureau de poste comprendra une salle pour le public, des guichets, une salle de tri et à l’étage, un appartement pour le receveur. Le chantier démarre en avril 1959, on creuse les fondations, il est probable que pour le début de l’hiver, les habitants auront leur bureau de poste.  En août les murs s’élèvent déjà. On espère l’ouverture du bureau de poste du Nouveau Roubaix pour le printemps 1960. Mais en avril 1960, le bureau n’est toujours pas ouvert, quoiqu’on en sache plus sur ses équipements : une recette de plein exercice, dotée de deux cabines téléphoniques et de trois guichets. Le public sera reçu par quatre employées placées sous la direction d’une brigadière intérimaire. En juillet, la construction est terminée. Le bureau de poste, qui n’est toujours pas ouvert est considéré comme le plus bel ornement de la place Spriet : il est coquet, agréable, clair et spacieux. Il fonctionnera dès le début de septembre. L’inauguration officielle retardée en raison des congés payés, est également prévue début septembre.

cabinestelVue des cabines téléphoniques du bureau de poste août 1960 Photo Nord Éclair

à suivre