Septembre 1957 : on l’appelait l’école des vaches

C’est au début de l’année 1956 que la ville de Roubaix lance un vaste plan de constructions scolaires. On bâtit des écoles dans les quartiers du Sartel, des Hauts Champs, de la Potennerie, et du Pont Rouge. Ce dernier quartier vient de connaître la construction de quatre cents logements dans l’espace compris entre l’avenue Salengro et l’hôpital de la Fraternité, traversé par la rue Robert Schumann. On commence la construction d’un groupe scolaire à deux pas de la ferme Lebrun, dans le prolongement de l’avenue Julien Lagache. L’architecte Pierre Neveux est le concepteur de ce nouvel établissement scolaire qui comportera seize classes. Comme il est situé à l’extrémité du quartier récemment bâti, il sera donc appelé Groupe scolaire du Pont Rouge, ce qui provoquera quelques confusions avec l’école de plein air du Pont Rouge située à quelques centaines de mètres de là.

ecoledesvaches

L’inauguration du nouveau groupe scolaire aura lieu le 21 septembre 1957 et sa première directrice sera Madame Julienne Pruvot Lozé. Il comporte dix classes de filles, avec une section d’enseignement ménager, six classes maternelles, et une cantine.

Un autre nom lui sera bientôt attribué. L’avenue Julien Lagache s’arrêtant bien avant l’école, un bon chemin campagnard conduit parents et enfants à la grille d’entrée. Le groupe scolaire voisinait encore avec des pâturages avec de belles vaches. On parlera alors de l’école des vaches, qui se situait à l’orée du dernier coin de campagne de Roubaix.

jardezRonsardMadame Jardez, directrice, et sa classe en 1980

L’école des vaches est peut être à la campagne mais elle est moderne : les dix classes disposées au rez-de-chaussée et à l’étage sont longées par un couloir orienté au nord, les larges fenêtres des classes accueillant la chaleur du soleil. L’établissement est équipé du chauffage central, de lavabos, de pupitres et de vestiaires. On prévoit déjà dans le prolongement du préau une salle de gymnastique et un terrain de sport au milieu d’une pelouse.

Cette école perdue au milieu de terrains encore embroussaillés et de pâtures ne restera pas longtemps isolée. On l’appelle déjà l’école publique des Trois Ponts, car elle accueille des enfants de la rue de Cohem et du Carihem, avec ceux de la Fraternité et du Pile. Elle verra la cité des Trois Ponts se construire, et d’autres enfants arriver, en 1969 de la rue Léonie Vanhoutte et de l’avenue Kennedy, en 1970 de la rue Léo Lagrange…A ce moment, on parle de construire une école de garçons de dix classes pour compléter le groupe scolaire existant, on y entrera par l’avenue de Verdun, une nouvelle voie qui rejoint désormais l’avenue Julien Lagache avant de filer vers le Pile. La première rentrée des garçons aura lieu en septembre 1971. Les pâtures et les broussailles ont disparu pour laisser place à la cité. Le groupe scolaire devient alors l’école Pierre de Ronsard. Sa partie la plus ancienne a célébré en 2007  le cinquantenaire de sa création, avec une grande fête pour l’occasion.

4 thoughts on “Septembre 1957 : on l’appelait l’école des vaches

  1. Retour en arrière d’abord vers les années 1948 pour signaler qu’il y avait une école maternelle rue de Condé, une photo de classe apparaîtra bientôt certaines et certains s’y reconnaîtront peut être, je me souviens du nom d’une institutrice : Madame Martin, ensuite, garçons et filles étaient séparés les garçons allaient à l’école Jean Macé dont nous avons déjà parlé tandis que les filles allaient à l’école Pasteur vous aurez d’ailleurs une photo de classe également qui a été prise entre 1949 et 1952 ce n’est pas précis. Quelques noms d’institutrices Mesdemoiselles Valot, Beusaert, Devinck, Larret. Nous allions jusqu’au certificat d’études ou alors à 12 ans nous partions à l’Institut Sévigné. Comme cela arrivait souvent à coté de
    l’école il y avait une marchande de bonbons qui vendait 2 ou 3 bonbons à la fois dont des « crottes de biques » bonbons de couleur noire, qui coloraient notre langue de la mème couleur.
    Il y avait également une école de filles, l’école Notre Dame et une école de garçons l’école St Eloi toutes deux situées Bd de Mulhouse.
    Mais avant l’école primaire et la maternelle il faut mentionner la crêche qui n’était pas aux 3 Ponts mais où des bébés du quartier allaient. C’est la crêche Marie Buisine située au Pile dans la rue qui porte le mème nom . Elle doit ce nom a une femme trés courageuse qui travaillait dans cette crêche et qui au cours d’un incendie à réussi à sauver plusieurs enfants du feu, elle a péri dans cet incendie. Je crois que cela méritait d’être rappelé.

  2. nous sommes plutôt sur Roubaix…Il existe une association de recherches historiques sur Leers, qui a publié plusieurs ouvrages, et qui anime le musée de Leers

  3. Haesaert, épouse Clicq

    Bonjour,
    J’étais très heureuse de trouver ce document concernant l’école de plein air du Pont Rouge… J’y suis allée, comme élève, entre 1957 et 1959 …
    Je me souviens surtout d’une classe que tenait Madame Seguin, (son mari tenait une classe chez les garçons. Toutefois je ne posséde aucune photo de cette classe, en auriez vous ?? J’aimerai retrouver quelques élèves et souvenirs de cette classe, dont j’ai gardé un excellent souvenir, mais sans aucun élément, à part cette Maîtresse très gentille. A l’époque je m’appelais Marie Claude HAESAERT, et mes parents demeuraient, rue Lalande
    Merci d’avance, dans l’attente de vous lire
    Amicalement
    Marie Claude

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