Que devient le terrain rouge ?

Quelques années après la libération, le Nouveau Roubaix poursuit sa construction. Il est ainsi prévu l’édification de dix sept blocs pour deux cents logements et un centre sportif scolaire. En novembre 1950, deux cents habitations sont sorties de terre entre les rues Jean Macé, Horace Vernet, Rubens, et Raphaël, édifiées par l’office municipal HLM. Dans ce nouveau cadre aéré, il reste un grand espace à aménager, situé entre les rues Ingres, Raphaël, Fragonard et Van Dyck.

terrain rouge

Collection particulière

En juillet 1954 est livré aux enfants un nouveau terrain de jeux : des tourniquets verts et blancs, une cage à écureuil (sic) argentée, des barres fixes miniatures, un toboggan rutilant, des bacs à sable, des balançoires[1]. Ce jardin d’enfants est l’œuvre de M. Bernard, ingénieur paysagiste, chef du service des jardins, lequel guide le maire Victor Provo et son équipe venus pour une inauguration sans grande pompe ni discours. L’appellation jardin d’enfants laissera bientôt place à celle de terrain rouge,  de la couleur du schiste qui recouvrait le sol. Un premier bac à sable se trouve du coté de la rue Van Dyck, un deuxième longe la rue Ingres, près duquel se dresse la cage à poules[2] (sic). On a installé des barres fixes dans l’angle formé par les rues Ingres et Raphael, et un grand portique de balançoires se trouve aligné avec la dernière rue citée.

C’est en juillet 1954 qu’est livré aux enfants le nouveau terrain de jeux dit le terrain rouge: des tourniquets verts et blancs, une cage à écureuil (sic) argentée, des barres fixes miniatures, un toboggan rutilant, un bac à sable, des balançoires. Ce jardin d’enfants est l’œuvre de M. Bernard, chef du service des jardins et ingénieur paysagiste, qui guide le maire Victor Provo et son équipe venus pour une inauguration sans grande pompe ni discours. Les arbres et les haies ont grandi, mais les équipements de jeux ont disparu pour des raisons d’entretien et de sécurité. Le terrain rouge sera un temps occupé par des terrains de baskets, et la question de l’occupation de sa surface reste à l’ordre du jour: certains y voient le marché, et même un marché couvert, d’autres préféreraient lui garder sa fonction de square et d’espace vert. Le débat est ouvert depuis quelques temps.

[1] D’après le Nord Eclair de 1954

[2] Des propres paroles d’un témoin

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