Mobil à Barbieux

Le 10 Août 1931, Paul Guerret-Bellemare demande un permis de construire pour un poste de distribution de carburant. Ce monsieur est délégué de la Compagnie Industrielle des Pétroles, fondée en 1904 par Louis et Théodore Mante et dont le siège social est à Paris. La compagnie dispose déjà d’un dépôt de carburant à cet endroit, situé au coin de la rue Jean Jaurès et de la rue Louis Pluquet, en un lieu dénommé « Fer à cheval ». Les travaux seront réalisés sous l’autorité de l’architecte de la compagnie, Henri Thirion. L’ensemble disposera d’une fosse de graissage. Pourtant, une photo IGN aérienne de 1933 montre que les travaux n’ont pas encore commencé.

L’absence de photos avant 1947 ne permet pas de dire à quelle date le bâtiment est construit, ni même s’il l’a réellement été ; les Ravet-Anceau de 1936 et 1939 ne font référence qu’au dépôt d’essence de la C.I.P..

Par contre, on découvre sur la photo IGN de 1947 une autre construction : c’est celle qu’on peut encore voir aujourd’hui, et le Ravet-Anceau de 1953 indique Socony Vacuum française (c’est le nouveau nom de la CIP), négociant en essence.

La station comporte un bâtiment à toit plat et une curieuse construction présentant de multiples pignons. En 1954, la société Soconi-Vacuum devient la Mobil Oil. La station change alors d’enseigne.

Une Simca 9, dite « aronde » modèle 54-56 devant la station. Photo collection particulière

De 1958 à 1973, on peut lire dans le Ravet-Anceau Roger Ryckeghem, Mobil Oil Française. On peut encore admirer aujourd’hui le tableau électrique de la station, installé « à l’ancienne » sur une plaque de marbre :

Photos Jpm

Mais en 1975, la station disparaît ; elle va déménager, et l’ancien bâtiment va être vendu. A partir de 1981, le Grill-cafétéria « Le fer à cheval », s’installe à sa place. Ce sympathique restaurant est toujours présent aujourd’hui.

Pourtant, la photo suivante peut faire penser qu’il n’a pas perdu tout contact avec l’automobile :

Photo collection particulière

La station, elle, va donc s’installer un peu plus haut dans la rue, au numéro 72, là où se trouve une grande maison construite en 1921 sur un terrain étendu. Son propriétaire est Norbert Poullet-Masurel, qui habitera la maison jusqu’en 1970. Elle abritera également à partir de 1960 Carlos Masurel-Motte, puis G. Mallard-Masurel. En 1973, la maison, inhabitée, est mise en vente. Monique Pierre Mallard-Masurel et Carlos Masurel autorisent en février 1973 la société Ferret-Savinel à demander un permis de démolir les bâtiments. L’expertise demandée au service d’hygiène fait état d’infiltrations d’eaux pluviales et d’un entretien négligé. Il conclut que la remise en état serait prohibitive. La société a pour projet la construction d’un ensemble résidentiel de 16 appartements et d’une station service. En 1978, les nouvelles constructions sont réalisées.

Roger Ryckeghem, le gérant de l’ancienne station, prend en charge la destinée de la nouvelle. On rencontre cette dernière dans les Ravet-Anceau de 1981 à 1988. Un mini-market, selon la dénomination de l’époque, s’adjoint au service de distribution de carburant. Avec le temps, les « parapluies » protégeant les zones des pompes vont être remplacés par un auvent d’un seul tenant. Mais la station va disparaître, comme la plupart des points de distribution d’essence roubaisien. Les bâtiments, après avoir notamment hébergé une imprimerie, puis un commerce de distribution de produits fermiers, à l’enseigne de « La Ruche qui dit Oui ». hébergent aujourd’hui « Les trésors de Gaspard », une boutique consacrée aux enfants …

Photo Jpm 2018

Les illustrations non légendées proviennent des archives municipales, que nous remercions chaleureusement.

Le bijoutier de la Grand Place (2 )

Robert Bousquet est vice président de la chambre de commerce de Roubaix ; il fait partie de l’élite des horlogers bijoutiers de France ; il est membre agréé du Haut Commerce de France.

( Document E. Bousquet )

On retrouve aussi Robert Bousquet dans des clubs sportifs ; il est président du lutteur club de Roubaix.

( Document E. Bousquet )

Robert Bousquet aime plaisanter, si bien qu’il n’hésite pas un seul instant, lorsqu’un journaliste de Nord Eclair lui propose de rédiger un article « Poisson d’Avril » pour les lecteurs du quotidien :

Document Nord Eclair 1 et 2 Avril 1965

Le 1er Avril 1965 un bus effectue des manœuvres en marche arrière pour éviter un chantier de travaux rue du Général Sarrail. Pour une raison inconnue, le moteur s’emballe ; le bus recule très brutalement et vient fracasser la vitrine de la bijouterie.

Document Nord Eclair 1 et 2 Avril 1966

Le 1er Avril 1966 quelques mois avant la coupe du monde de football, qui a lieu à Londres cette année là, le trophée est dérobé lors d’une exposition à Westminster. Scotland Yard retrouve le précieux objet convoité et décide de l’exposer à la bijouterie R. Bousquet sous haute surveillance policière britannique.

Robert aime les plaisanteries et apprécie surtout ce style de publicité peu onéreuse.

( Document coll privée )

En 1967, toujours dynamique pour développer son commerce, il prolonge l’ouverture de son magasin en nocturne jusqu’à 21h30 le mercredi, comme la plupart des commerçants du centre ville.

( Document E. Bousquet )

En avance sur son temps, Robert est un homme de communication. Lors du salon des arts ménagers, à la foire de Lille, il présente son stand à la célèbre Jacqueline Joubert, speakerine de l’ORTF. Sur la photo de droite, il fait admirer un de ses bijoux à la chanteuse Jacqueline Boyer.

En 1971, Robert Bousquet tombe malade. Il est hospitalisé à la clinique St Jean et part ensuite en convalescence dans le sud de la France. A la fin des années 70, Max Revel est nommé président du conseil d’administration de la SA Bousquet.

( Document Archives Municipales )

En 1981, Max Revel dépose une demande de permis de construire pour la transformation du magasin qu’il confie au bureau d’études d’Antoine Addic de Lille. Les façades vont être rénovées avec des huisseries neuves, des rideaux de fer anti effraction, et surtout l’utilisation de matériaux luxueux comme la pierre de Corton, la miroiterie argentée bronze, les peintures laquées noires, les vitrines en acajou verni. L’ensemble coûtera 210.000 Frs. Le résultat est magnifique.

( Document E. Bousquet )

La rentabilité du magasin n’est malheureusement plus ce qu’elle était durant les années précédentes. C’est peut-être dû à un investissement de rénovation trop important ; c’est également le début d’une situation économique locale difficile. Le magasin arrête son activité au début des années 90.

( Photo Annette Rimbert )

La Société Nord Cadeaux reprend le magasin au milieu des années 90, avec l’enseigne « La griffe d’Or » ; il s’agit d’une boutique de cadeaux, bijoux, montres et listes de mariage. Malheureusement le succès n’est pas au rendez-vous et le commerce ferme, très peu de temps après son ouverture.

( Photo Annette Rimbert )

En 1998, le magasin devient un institut de beauté à l’enseigne «  Karité » spécialisé en centre de minceur, d’esthétique, de bien-être, de relaxation, l’institut est maintenant présent au centre de Roubaix depuis 20 ans.

( Photo BT )

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Remerciements aux Archives Municipales, et à Edyth Bousquet pour son témoignage et la documentation.

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Le Celtic

En 1886, une dizaine d’années après l’ouverture de la rue Pierre Motte, seulement quatre immeubles, quatre estaminets, sont bâtis, les autres terrains restent nus. En particulier l’emplacement du futur numéro 11 n’est pas encore construit. Peu après pourtant, on édifie à cet endroit deux « baraques » où, en 1896, Charles Vantighem, marchand de crêpes, tient commerce. C’est cette même année que de J. Vanschorisse, fait la demande d’un permis de construire sur ce même terrain. La demande est accompagnée d’un plan présentant la future façade.

Cette façade, nous allons la retrouver pratiquement inchangée, aujourd’hui. Elle comporte une double vitrine encadrant une porte centrale. Une porte latérale, à droite, permet de contourner le magasin. Cette porte, pour laisser plus de place au commerce, est légèrement décalée sur la droite par rapport à la fenêtre correspondante du premier étage. L’architecte, Jean Baptiste Leconte, habitant rue du Fresnoy. adresse donc à la mairie la demande de démolition des deux baraques pour ériger le bâtiment qui portera le numéro 11. J. Vanschorisse est charcutier-traiteur ; il installe son commerce dans l’immeuble neuf. Le propriétaire du terrain en 1873 est Mme Veuve Grimponprez-Bossut, et en 1909, les héritiers Grimonprez-Cavrois.

En 1907, le magasin est déjà devenu un débit de boissons : la propriétaire demande l’ouverture d’un soupirail pour descendre plus commodément les fûts à la cave. Trois ans plus tard, A.Loucheur tient le café. La vocation du commerce ne changera plus désormais. Les tenanciers s’y succèdent : F.Delplanque en 1914, Ed.Tiberghien en 1926, G.Gilmet en 1928 et 1932.

L’année 1935voit Lucien Inglebert demander à faire des travaux d’agrandissement intérieurs, ainsi que le remplacement de la vitrine en bois par une autre en métal et le cimentage de la façade. Le commerce est un café-tabac, et est toujours sous la direction de Lucien Inglebert en 1938.

Durant la guerre, en 1943, on procède à un réaménagement des lieux. La propriétaire est alors Marguerite Dutilleul. Le but des travaux, conduits par l’architecte Anatole Leman qui habite rue Daubenton. est l’agrandissement de la salle du café qui inclut l’ancienne cour, se prolonge jusqu’au fond du bâtiment et se termine par une scène, destinée à accueillir l’orchestre. On accède au tabac, séparé du café proprement dit, en empruntant la porte de droite.

Un groupe, à identifier, devant l’établissement en 1944 – document collection particulière

Après la guerre, le café passe aux mains de Robert Lemire qui en est le propriétaire en 1950, suivi de E. Lietar de 1953 à 1970. Dans les publicités, on met l’accent sur l’aspect dancing de l’établissement, vantant les qualités de son orchestre et de son accordéoniste.

L’établissement poursuit ensuite son existence avec des modifications de vitrine mineures jusqu’à aujourd’hui, comme nous le montrent ces photos de 1964 (photo collection privée) et 2017 (photo Jpm).

Les autres documents proviennent des archives municipales et de la médiathèque de Roubaix.

Le bijoutier de la Grand Place

Robert Bousquet est né à Paris en 1909. Après ses études, il devient apprenti en horlogerie bijouterie. Il se marie en Juin 1930 avec Ludivine Nys qui est secrétaire sténo dactylo dans un restaurant parisien.

( Document E. Bousquet )

Robert décide de s’installer à son compte. Son épouse étant originaire de Roubaix ( rue du collège ), il ouvre sa bijouterie horlogerie en Février 1932, au 42 rue de la Vigne, dans un petit commerce qui était auparavant le magasin des meubles De Beyne. Le couple Bousquet-Nys choisit son enseigne : Au Carillon.

( Document E. Bousquet )

Robert a le sens du commerce ; il offre le café à tous les visiteurs et n’hésite pas à poser un carillon géant sur son véhicule pour faire de la publicité dans la rue de la Vigne.

( Document E. Bousquet )

( Document E. Bousquet )

En 1946, Ludivine et Robert Bousquet souhaitent déjà développer leur clientèle sur la métropole lilloise et décident donc d’être présents sur un stand à la Foire Commerciale de Lille.

( Document E. Bousquet )

Le savoir faire professionnel de Robert est reconnu de sa clientèle. Les affaires fonctionnent de façon très satisfaisante, si bien que son jeune frère Henri est appelé en renfort ; il vient l’aider au SAV horlogerie dans la boutique et emménage dans une maison voisine.

Edyth, la fille de Ludivine et de Robert naît en 1952.

( Document coll. priv. )

Avec le développement important de l’activité, la boutique devient trop petite. Robert souhaite acquérir un magasin plus grand si bien que, quand il est informé que le célèbre café de l’Univers se libère sur la Grande Place, il saute sur l’occasion et s’y installe en 1953.


( Document Archives Municipales )

Le magasin est bien sûr installé au rez de chaussée ; au 1° étage sont aménagés le bureau de Robert et les archives comptables ; au 2° étage se trouve l’atelier horlogerie, desservi par un monte charge très pratique.

Robert garde son domicile rue de la Vigne, le temps d’aménager le 1° étage du bâtiment de la Grand Place. Ludivine et Robert y emménageront plus tard en 1957.

( Document E. Bousquet )

Le magasin a une surface de vente de 95 m2, ce qui permet à Robert d’étendre sa gamme d’orfèvrerie et de joaillerie et d’ajouter des articles cadeaux et trophées sportifs. Il développe également le choix en proposant des montres de marques prestigieuses, comme Lip, Tissot, Seiko, Breitling, Omega. Il est dépositaire exclusif des produits Jaeger-LeCoultre, et présente un choix fabuleux de 1000 montres exposées dans ses 15 vitrines !

( Document E. Bousquet )

Les affaires sont prospères. Robert Bousquet investit dans la publicité pour son nouveau magasin : « Le Bijoutier de Roubaix Grande Place » . En 1954, Robert Bousquet reçoit la croix de chevalier de l’ordre du mérite commercial.

( Document E. Bousquet )

Robert aime les automobiles, et en particulier les belles voitures américaines. Sur cette photo, on aperçoit son véhicule stationné en face de son magasin, une Henry J. Kaiser d’une belle couleur bleue.

( Document E. Bousquet )

Il crée le « Club du Haut Commerce de Roubaix » qui regroupe les principaux commerçants du centre ville comme Papillon Bonte, Screpel Pollet, le restaurant Maurice, la coiffeuse Marcelle Duhamel et bien d’autres. Il en devient le président.

( Document E. Bousquet )

Imaginatif, Robert Bousquet créé le concours de l’exactitude, à la fin des années 50. Ce concours, réservé aux écoliers de Roubaix, consiste en une rédaction de textes sur l’exactitude. Très populaire auprès des roubaisiens, il est reconduit d’année en année, de 1956 à 1963. Robert n’hésite pas à distribuer, sur le trottoir de son magasin, des bulletins de participation aux élèves intéressés, et aménage magnifiquement une de ses vitrines pour présenter le concours.

( Document E. Bousquet )

Les lots sont nombreux : une montre en or, un livret de Caisse d’Epargne de 10.000 anciens francs, un voyage pour visiter l’usine Lip à Besançon et y rencontrer M. Fred Lip en personne, un déplacement en hélicoptère de la compagnie Sabena à l’Exposition Universelle de Bruxelles de 1958 et de nombreux autres cadeaux de valeur pour les gagnants suivants.

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À suivre . . .

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Remerciements aux Archives Municipales, et à Edyth Bousquet pour son témoignage et la documentation.

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Le Photographe de la rue Pauvrée

Georges Bourgeois est né en 1875. Il est artisan chimiste. Il a 20 ans en 1895 quand il crée son commerce de photographie au 39 bis rue Pauvrée. A cette époque héroïque ce sont encore les balbutiements de la photographie ! Georges habite avec sa femme Marie, à l’étage. Marie l’aide au laboratoire photo dans l’arrière boutique dans des conditions pénibles, car très humide à l’époque. Dans leur studio ils développent les portraits, photos de mariages, naissances etc. .

Animation de rue, face au magasin 1910 ( Document G. Bourgeois )

L’affaire connaît un démarrage prometteur. Georges Bourgeois est le premier commerçant à installer une enseigne lumineuse sur sa façade, avant la guerre de 1914. Il fera l’acquisition d’une maison d’habitation plus confortable au 112 rue Ingres.

Son fils, Georges Alfred Bourgeois naît à Roubaix en 1900 ; il prend la relève après la guerre et les affaires se développent. Il crée et offre à ses clients un petit livret de 24 pages qui propose des conseils pratiques pour la photographie.

Les ventes de matériel photo viennent apporter un complément de chiffre d’affaire aux développements et tirages. En outre, il loue des films Kodak et Pathé-Baby.

Un incendie dans les années 50 va mettre à mal son commerce, mais la devise des Georges Bourgeois de père en fils, est de ne jamais baisser les bras, et de se remettre au travail. Par conséquent, au début des années 60, le magasin devient le plus gros vendeur Kodak de la région.

La renommée du nom Bourgeois dépasse très largement le cadre de Roubaix et même de la métropole.

Le fils de Georges s’appelle Georges également : le troisième du nom ! Georges René Bourgeois naît à Roubaix en 1936. Il continue l’activité en reprenant le commerce en 1964 à son retour de la guerre d’Algérie.

A la fin des années 60, il rachète le commerce voisin au 37 de la rue, magasin de parapluies et rideaux de Mme Wilde Decauchy.

En 1970, il décide de transformer complètement son magasin. Il fait appel aux Ets Wagnon, 18 bis rue des Arts, pour l’agrandissement, aménagement intérieur, et refonte de la façade avec des vitres blindées, des matériaux modernes en inox, et des couleurs branchées comme la lave bleue.

Avant et après les travaux ( Documents G. Bourgeois et Archives Municipales )

 

Le commissariat de police de la rue Pellart a un mur commun avec le magasin de Georges Bourgeois. Le commissariat a prévu de s’agrandir, et Georges risque d’être  expulsé. Finalement le projet d’extension du commissariat est abandonné, ( un hôtel de police sera construit Boulevard de Belfort ). Georges est néanmoins exproprié, un peu plus tard, au milieu des années 80, car la rue Pauvrée va disparaître et laisser la place à la rue Jean Monnet, plus large, en accès direct à l’avenue des Nations Unies.

Georges Bourgeois doit donc faire face à des difficultés financières, car les crédits ne sont pas terminés, mais le commerce va réussir à franchir le cap.

Georges Bourgeois s’installe alors à deux pas, au 49 bis Grande Rue ( dont la façade donne sur la place de la Liberté ) et continue à se battre pour son commerce. Il obtient d’ailleurs, à plusieurs reprises, des récompenses dans des concours nationaux organisés par les fabricants. Il est également distingué par le magasine  » Le Chasseur d’Images  » et le journal  » Photo « 

Il est aidé par son neveu : Stéphane Vroman

En 1998, Georges Bourgeois est de nouveau expulsé. L’emplacement de son commerce et de ceux de ses voisins vont en effet être rasés en 2000 pour la création du centre cinématographique le « Duplexe » Il prend alors sa retraite.

Document VDN 1999

Son neveu, Stéphane, qui travaillait avec lui, s’associe avec un ami, Arnaud. Ils ouvrent un nouveau magasin à 50 mètres de là, au 33 Grande Rue, (magasin qui était auparavant le commerce des chaussures André). Il travaille sous l’enseigne Phox ; aujourd’hui il est adhérent Camara. C’est l’un des derniers commerces de photographie de la ville.

( Document Site DV Camara )

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Remerciements à Georges Bourgeois ( 3° génération ) et aux archives municipales. Les autres documents proviennent d’une collection privée.

Le Garage du Parc

Amédée Haustrate est passionné d’automobiles. Il construit un garage sur un terrain vierge, au 70 Boulevard de Cambrai, au début des années 1920 et commence son activité en tant que réparateur de toutes marques.

L’activité est très rapidement satisfaisante, si bien qu’Amédée Haustrate passe un accord avec le constructeur des automobiles « La Licorne » pour l’exclusivité sur les métropoles Lilloise et Douaisienne. Il devient également dépositaire des marques Fiat, Donnet et Dodge.

Collections privée et La Licorne

Afin de développer son garage et la marque automobile « La Licorne », peu connue, il réserve deux stands à la Foire Commerciale de Lille.

Dans les années 1930, il engage un directeur commercial, Georges Briet, pour l’aider à satisfaire les nombreuses demandes de ses clients

Amédée Haustrate est également expert automobile. En 1937, il a son bureau au 59 rue du Trichon, et son domicile au 202 rue du Moulin.

Désiré Henneron reprend le garage en 1938, juste avant guerre. Il n’est pas mobilisé, car il est affecté à la réparation des véhicules militaires.

A la libération, il reprend son activité et décide de prendre le nom de « Garage du Parc » pour son établissement, vu la proximité immédiate du parc de Barbieux.

Il fait construire sa maison sur le terrain à la droite du garage en 1946, par l’entreprise de M Delfosse sise rue de Crouy.

Document Médiathèque de Roubaix

Sur cette photo, entre les deux pompes à essence ( Super et Ordinaire ), on reconnaît Désiré Henneron, qui est le 2° en partant de la droite. Son salarié à sa gauche est Maurice Roucou, et tout à gauche, deux autres collaborateurs du garage.

Il devient agent Citroën en 1948.

En 1961, il réalise quelques travaux sur sa façade : modification d’une fenêtre et percement d’une porte ( à la gauche de la porte d’entrée du garage ) pour l’installation d’un petit bureau. Les travaux sont confiés à M Delfosse qu’il connaît bien et qu’il apprécie.

document Archives Municipales

Paul Deldalle travaille dans un garage à Paris. Il élève ses deux enfants avec son épouse Thérèse. La vie n’est pas facile à Paris et ils décident de revenir dans le Nord.

Par relation, il rencontre Désiré Henneron. Le courant passe bien entre les deux hommes.

Paul Deldalle reprend le garage en Mai 1964, et embauche Désiré Henneron et Maurice Roucou.

Paul veut réussir, il a plein de projets pour développer sa petite entreprise. Il ne compte pas ses heures : levé à l’aube, il termine ses journées très tard et ce 6 jours sur 7.

En 1968, il fait modifier sa façade en aménageant une baie à droite de l’entrée principale, par l’entreprise de Thomas Piskozub sise rue Emile Moreau. Cette porte donne accès à une mini station de lavage pour les véhicules des clients.

Cette même année, il remplace les 2 pompes à essence par des volucompteurs plus modernes qu’il supprimera malheureusement en 1980 car le prix des carburants devient très concurrencé par les Hypermarchés.

Archives Municpales

Il souhaite s’agrandir et réussit à faire l’acquisition de 3 petites parcelles de terrain, à droite de son habitation, juste avant la maternité Boucicaut et, après de longues négociations difficiles avec la mairie, les plans de l’architecte Jacques Mollet sont enfin acceptés en 1981 ; le garage ouvre enfin en 1983.

Photos Google Maps et Archives Municipales

C’est maintenant un garage moderne de 1200 m2 très lumineux, très fonctionnel.
L’ancien garage de 400 m2 devient un parking pour les véhicules et l’atelier de carrosserie. La cabine de peinture se trouve au fond derrière le jardin. A droite est aménagée une longue cour pour stocker provisoirement les épaves.

En 1985, la concurrence est rude sur la ville de Roubaix : un seul concessionnaire, les Ets Cabour Van Cauwenberghe situé Grande Rue et rue Racine, mais surtout, onze agents Citroën répartis sur la ville.

Paul Deldalle prend une retraite bien méritée en 1990, et laisse ses 2 fils, Jean et Xavier, aux commandes du garage. Ils sont complémentaires, l’un étant mécanicien, l’autre carrossier.

Les affaires continuent à être satisfaisantes, malgré des marges de plus en plus réduites et la concurrence de grandes enseignes spécialisées dans le petit entretien automobile. Mais, les deux fils de Paul ont été à bonne école, ils appliquent la recette paternelle : travailler dur avec ténacité et persévérance.

Photos actuelles BT

 

 

Remerciements aux Archives Municipales et à la BNR pour leur documentation, et à Paul, Jean et Xavier Deldalle pour leurs témoignages.

Le Broutteux

C’est un café brasserie que tous les roubaisiens connaissent, à l’angle de la place de la Liberté et du Boulevard du général Leclerc.

Le Broutteux aujourd'hui Photo Site Le Broutteux

Le Broutteux aujourd’hui Photo Site Le Broutteux

Le broutteux est à l’origine un ouvrier tisserand qui fabrique à domicile des pièces de tissu sur son otil (métier à tisser). Il les livre ensuite aux manufactures du bourg roubaisien, au moyen d’une brouette, d’où son surnom. Le Broutteux est en quelque sorte le premier artisan producteur de tissu, bien avant qu’on ne parle des grandes usines monstres roubaisiennes.

Le café « Le Broutteux » a été créé en 1882 par Ph. Eyames. Cet estaminet convivial accueillait les ouvriers à la sortie des usines textiles toutes proches (Motte Bossut au Boulevard Gambetta ainsi que celles de la rue des Longues Haies). Les familles y venaient également consommer, lors de leurs emplettes dans le centre ville.

Façade du Broutteux ( côté place de la Liberté ) vers 1910

Façade du Broutteux ( côté place de la Liberté ) vers 1910 Coll Part

En 1908 le propriétaire Ed. Verhaeghe agrandit son café et y installe une scène pour accueillir des orchestres.

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C’est la fête au Broutteux tous les samedis, dimanches et jours fériés. L’établissement devient alors un « Café Concert » Dans les années 1920, le propriétaire Victor Mulliez propose une animation différente chaque semaine, centrée autour d’un orchestre attitré, et d’un voisin, Jean Poulin, travesti en Charlot.par ailleurs commerçant du quartier.

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A la même époque, un espace est réservé dans le café à Henri Telliez, fabricant et réparateur de briquets, qui contribue à l’animation du commerce. Les affaires continuent à prospérer. Raoul Wattez rachète le commerce au début des années 1930 et poursuit la double activité qui a fait son succès ; café-concert le week end, et brasserie des familles en semaine. C’est, de tous, le propriétaire qui est resté le plus longtemps dans les lieux.

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Toujours soucieux d’animer son établissement, le Broutteux autorisait Georges et Denise Luthanie,  qui avaient un commerce de jouets Grande rue en 1951, à vendre quelques articles devant la façade du café, sur des panneaux pliants qu’ils transportaient sur une baladeuse.

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Au début des années 1970, crise oblige, le commerce tombe en décrépitude. Un homme d’affaires lillois, M. Clibouw, reprend le café, qui a perdu beaucoup de sa valeur, en 1975. Il va y effectuer des gros travaux de transformation pour redorer le blason de cette enseigne centenaire.

Le Broutteux au début des années 1970

Le Broutteux au début des années 1970

Le nouveau propriétaire va racheter un petit local situé juste à côté, au 65 Boulevard Gambetta pour l’agrandissement. Il va supprimer les fenêtres extérieures, pour les remplacer par des grandes baies vitrées, aménager le premier étage en salle accueillante de restauration de 120 places, avec des grandes fenêtres pour donner de la lumière à l’établissement. Le tout surmonté d’un bardage représentant un homme poussant une brouette. Les travaux d’aménagement seront réalisés par l’entreprise JC. Watterlot, de Lille.

Les travaux - Photo Lucien Delvarre

Les travaux – Photo Lucien Delvarre

Après deux ans de fermeture pour travaux, le Broutteux ouvre enfin en 1978 et va redémarrer superbement. De plus il profitera de la transformation du quartier en secteur piétonnier. Du choix, des prix . . . Plus de 30 bières pression ! La bouteille de champagne à 45,00 Frs, l’assiette anglaise à 10,00 Frs, des croques, des crèmes glacées . . . et l’animation musicale de fin de semaine est maintenue. Autre attrait du Broutteux, ses horaires d’ouverture : de 9h du matin à 1h du matin et jusque 2h du matin le week-end.

à gauche : Nord Eclair 1978, à droite, coll. particulière

à gauche : Nord Eclair 1978, à droite, coll. particulière

En 1984 Serge Fauvel, un ancien salarié du Broutteux depuis 1982, rachète le commerce et continue l’activité qui reste florissante. En 1997, il achète un petit local juste à côté, au 32 place de la Liberté, alors occupé par un dépositaire des laines « Berger du Nord » puis par une viennoiserie, et agrandit encore l’établissement. Cette petite surface de vente supplémentaire permettra, au rez de chaussée, de moderniser la cuisine et d’y vendre des pizzas et à l’étage d’agrandir encore la salle de restaurant. Le Broutteux accueille toujours ses clients dans une ambiance conviviale, et propose une cuisine traditionnelle avec des plats régionaux.

Photos du site « Le Broutteux » et collection particulière

Photos du site « Le Broutteux » et collection particulière

Avec près de 140 ans d’existence, le Broutteux s’affirme sans conteste comme l’un des grands cafés du centre de Roubaix. Et ce n’est pas terminé : Serge Fauvel laisse entendre qu’il pourrait bien encore agrandir son établissement en faisant l’acquisition d’un petit local Boulevard Leclerc, juste à côté, qui était il y a quelques années le « Palais de la Fortune » tenu par JL. Verhaeghe, et surtout des projets d’agencement magnifiques et importants pour l’intérieur de son café brasserie, en s’inspirant de ce qu’il a réalisé dans son autre établissement, « l’impératrice Eugénie ».

 

Les documents proviennent de la médiathèque de Roubaix et des archives municipales

 

 

Les cuisinières Verdière

Au tout début des années 1910, Augustin Verdière reprend l’entreprise J.B.Kesteloot créée en 1871 fabricant de cuisines mais également de coffre-forts. L’entreprise est composée d’un magasin de vente au 59 et 61 Boulevard Gambetta et d’un atelier, et d’un deuxième point de vente au 134 rue Pierre de Roubaix.

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Augustin se spécialise dans la fabrication de cuisinières à carreaux, en faïence et en tôle, au charbon. Les affaires sont florissantes, et il embauche une dizaine d’ouvriers, dans son atelier de production de la rue Pierre de Roubaix. Ses deux fils Alphonse et André viennent ensuite l’aider dans l’entreprise.

cv2-96dpiLe fils d’Augustin, Alphonse Verdière, sa femme Jeanne et leur fille Gabrielle, devant la façade du magasin au 59 61 Boulevard Gambetta en 1922.

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Augustin Verdière décède à la fin des années 1920. En avril 1930 la mairie de Roubaix autorise sa veuve à démolir le magasin en bois du boulevard Gambetta, et à construire une maison en dur, à usage de commerce avec deux étages.

L'ancien magasin, et les plans du nouveau

L’ancien magasin, et les plans du nouveau

Puis survient le décès d’Alphonse au début des années 50. André Verdière reste donc seul à gérer l’entreprise. Les affaires deviennent de plus en plus difficiles, André doit faire face à la concurrence des nouveaux modes de chauffage au gaz et surtout au mazout. L’arrêt de la production de cuisinières est inévitable, et se produit en 1955. L’atelier et le magasin de la rue Pierre de Roubaix ferment définitivement, en 1964 ; le magasin sera transformé en habitation, et l’atelier démonté et remplacé par un jardin d’agrément.

Le magasin avant et après transformation

Le magasin avant et après transformation

Le magasin du Boulevard Gambetta changera complètement d’activité ; il se spécialisera dans le commerce d’articles ménagers, et profitera pleinement du succès des années 60. Cinq personnes étaient présentes dans le magasin pour vendre les casseroles et autres cocottes-minute, surtout le samedi, et lors de la fête des mères.

Après la mort d’André, tous les autres membres de la famille (épouse, sœur, beau frère, nièce…) viendront gérer le commerce et continueront l’activité. En 1977 ils décident de prendre une retraite bien méritée, et donc d’arrêter l’activité. En 1978 le magasin sera cédé, et deviendra un magasin de confections pour homme, avec l’enseigne L’HOM.

Dans les années 80 le magasin sera divisé en 2 parties ( 59 et 61 ). On y trouve aujourd’hui une boulangerie et un assureur.

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Les documents proviennent des archives municipales de Roubaix, de Google view, et d’un collectionneur privé.

La Société Roubaisienne d’Automobiles

On voit sur une photo ancienne représentant la rue Neuve, après l’estaminet de la Barque d’Or, trois maisons de belle apparence aux numéros 58, 60 et 62. Ce sont respectivement les demeures  du négociant Jonville-Testelin, du fabricant de Tissus Lestienne, frères et fils, et d’Albert Motte, puis de la veuve Wacrenier-Nadaud, à la fin du 19ème siècle.

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En 1935 s’installe au 62 la SRA, Société Roubaisienne d’Automobiles, agence de la société des automobiles Peugeot. Avant la guerre, les occupants des 58 et 60 quittent les lieux, et ces deux propriétés restent vides tout au long des hostilités. En 1953 le numéro 60 a été racheté par la SRA, qui loge y son directeur, Monsieur Cavrois-Dazin, dans la maison en front à rue. Le numéro 58 est également repris par la société. Une photo aérienne montre que, dès 1947, des ateliers ont été édifiés derrière les trois maisons. La façade du numéro 62 a été percée d’une large ouverture permettant l’accès des véhicules.

Photo Nord Eclair

Photo Nord Éclair

A partir de 1955, la SRA se lance dans la distribution d’essence. Elle inaugure une station Mobil à la place de l’immeuble du numéro 58. Nord Éclair loue « l’édifice élégant, clair et spacieux, … le Hall bien dégagé, les bureaux élégants, bien que sobres, … le garage aux proportions impressionnantes, le tout dans un décor agréable ». De nombreuses personnalités assistent à l’inauguration et sont accueillies par MM. Jacques et Dominique Cavrois. La station met à la disposition de la clientèle un salon de lecture, des toilettes, le téléphone et une boite aux lettres. L’éclairage et les couleurs font l’objet de tous les soins. L’entrée de la station, en retrait de l’alignement de la rue, est précédée de deux pompes automatiques.

Photo Nord Eclair

Photo Nord Eclair

En 1960 la SRA occupe les trois numéros, et l’ensemble de la propriété ainsi constituée est couvert d’ateliers. D. Cavrois-Wattine est alors directeur commercial du garage. On poursuit les travaux : en 1975 la société demande l’autorisation de démolir les numéros 60 et 62, devenus inutiles et qui sont inoccupés. Le 60, comprend trois bureaux au rez de Chaussée, au 1er quatre pièces, et 6 chambres au second. Le rez de chausse du 62 sert de hall d’exposition, et il comporte 8 pièces dont 2 salles de bains au 1er et la même chose au second. La démolition permettra la création d’un nouvel immeuble commercial. L’autorisation accordée l’année suivante, mais l’immeuble est repris en 1981 par la famille Mulliez pour y créer un magasin Kiloutou. Ce projet n’aboutit pas et, en 1983, s’installe la société SARDA, concessionnaire BMW. Le nouveau garage comporte un vaste hall d’exposition et les services d’après-vente de réparations et de pièces détachées. Le responsable commercial est Michel Junod.

Photo la Voix du Nord

Photo la Voix du Nord

Dans les années 2000 le garage est finalement démoli. Il est désormais remplacé par un immeuble neuf.

photo Google Maps

photo Google Maps

Les autres documents proviennent des archives municipales et de la médiathèque de Roubaix

Jean Bart à Roubaix

Jean Bart à Roubaix, c’est bien entendu l’importante société de fabrication de cirage et de produits d’entretien basé au n°65 du boulevard de la République à Roubaix. Créée en 1898 par Monsieur Bernard Gayet, il semble que la société fut d’abord une manufacture de fabrication de cierges, souches et bougies.

La société Gayet Bériot Coll Particulière

La société Gayet Bériot Coll Particulière

En 1921 la crème Jean Bart « double la durée des chaussures ». La crème pour chaussures reste le produit phare de la maison Jean Bart qui affirme son image en faisant apparaître une représentation du célèbre corsaire sur ses boîtes.

Le cirage Jean Bart pub des années vingt ext JdeRx

Le cirage Jean Bart pub des années vingt ext JdeRx

Mais la société propose d’autres produits aux ménagères économes, dès 1923 : avec la crème Jean Bart, on trouve le Brianfix Jean Bart qui nettoie, polit rapidement et donne un « brillant fixe » à tous les métaux,d’où le nom du produit. La pâte à fourneaux dérouille et décrasse et remet vos fours et vos feux à neuf. Enfin, l’encaustique Gébé garantie à l’essence de térébenthine pure donne un lustre éclatant aux meubles, parquets, linoléums. Le développement de l’automobile ouvre la clientèle pour le Brianfix qui trouve à s’appliquer sur les cuivres autant que sur les chromes.

Les produits Jean Bart pubs JdeRx

Les produits Jean Bart pubs JdeRx

La société pense à perfectionner son système d’ouverture de boîte avec l’apparition d’un ouvre-boîte gratuit pour l’achat de trois boîtes. Puis ce sera la clé poussoir sur la boîte elle-même.

L'ouvre boîte Jean Bart pub JdeRx

L’ouvre boîte Jean Bart pub JdeRx

Après la seconde guerre, le cirage imperméable Jean Bart reprend du service, et tient même un stand à la foire de Lille en 1948. En 1949, la société fête son cinquantenaire. Cette maison dont la renommée des produits a largement dépassé le cadre régional, commence par fleurir la tombe de Bernard et Théodore Gayet (le père et le fils aîné) et une messe est dite en l’église Saint Antoine. Un vin d’honneur est servi dans une des salles de l’usine du boulevard de la République, des fleurs et des objets d’arts sont offerts à Mesdames Bernard et Théodore Gayet par le personnel.

Jean Bart et son cirage Pub JdeRx

Jean Bart et son cirage Pub JdeRx

Jean Gayet l’administrateur gérant remercie l’ensemble du personnel et retrace l’historique de la société. Après les photographies d’usage, tout le personnel monte en autocar et prend la direction de Dunkerque pour un banquet et une nouvelle photographie au pied du monument dédié à Jean Bart. Après une visite des installations du port de Dunkerque, le voyage se poursuit par Malo-les-bains, la frontière, La Panne et Ostende. Chacun se sépare devant l’usine à une heure tardive, enchanté de la journée.

En tête de lettre Jean Bart Coll Particulière

En tête de lettre Jean Bart Coll Particulière

Si l’usine a aujourd’hui disparu, les produits Jean Bart ont laissé des souvenirs chez les écoliers avec leurs publicités sur les buvards et les protège-cahier. Qu’est ce qui a poussé un cirier angevin d’origine et une commerçante lilloise à choisir comme marque le célèbre corsaire dunkerquois, cela reste une énigme familiale.

Les protège-cahiers Jean Bart Coll Particulière

Les protège-cahiers Jean Bart Coll Particulière