Les papiers peints Hourez

Henri Hourez naît en 1860 à Croix au 117 rue Kleber. Il est maître-peintre. Pour compléter ses revenus, il décide d’ouvrir en 1889 une petite échoppe de papiers peints à Roubaix au 181 183 rue de l’Epeule. La Maison Hourez est créée.

( Documents BNR et Isabelle Vervust )

Il se marie avec Marguerite Pollet. Leur fils, Raoul, voit le jour en 1899. Adulte, Raoul devient peintre tapissier et continue l’activité.

( Documents coll. priv. )

Les affaires se développent. Un important choix de papiers peints est proposé à la clientèle malgré l’étroitesse de ce petit commerce. Il propose des revêtements de sol ( linoleum ), des toiles cirées et quelques articles divers comme des balais, des paillassons, etc…mais la spécialité de la Maison Hourez reste incontestablement le papier-peint.

Raoul n’hésite pas à présenter sur le trottoir, les papiers peints et les linos.
( Documents Isabelle Vervust )

Raoul se marie, en 1923, avec Valentine Haustrate. Leur fils naît en 1929 ; ils décident de le prénommer Henri, comme le grand-père.

En 1949, Raoul décède brutalement à l’âge de 50 ans. Son épouse Valentine se retrouve seule à gérer le commerce, si bien que son fils Henri abandonne ses études de tapissier à la célèbre école Boulle de Paris et remonte à Roubaix pour aider sa mère à la gestion de la petite entreprise. Henri a 20 ans, il est courageux et volontaire. Il a plein d’idées et de projets ambitieux en tête. Il va développer la « Maison Hourez » et lui donner une incroyable expansion. Au début des années 1950, Henri reprend le commerce voisin de graineterie de M. Derycke au 179 rue de l’Epeule.

Reprise du 179 rue de l’Epeule ( Document Isabelle Vervust )

En 1959, il reprend le commerce de l’autre côté au 185, tenu par M d’Albuquerque qui vend du beurre et des œufs. La façade fait alors 19 mètres de large et il décide de transformer sa devanture par une rénovation de façade avec remplacement des vitrines. Il confie les travaux à l’entreprise Waquier de Croix. Les travaux s ‘élèvent à 300.000 Frs.

( Document Archives Municipales )

En 1960, Henri Hourez reprend le 177 de la rue, à Georges Descat. C’est une maison particulière avec un très grand jardin. L’architecte Pierre Neveux de Roubaix est choisi pour la transformation de la façade avec un budget de 20.000 NF de travaux.

Le couloir principal avec d’un côté, les papiers peints et de l’autre, les revêtements de sol ( Documents Isabelle Vervust )

Les années 60 sont exceptionnelles. La Maison Hourez propose le choix le plus important de papiers peints de la région, la livraison à domicile, une collection complète avec les marques Leroy, Inaltera, Nobilis ou Décofrance. De nombreux artisans peintres-tapissiers viennent de toute la métropole pour s’approvisionner chez lui, vu le choix immense proposé.

( Documents Nord Eclair 1965 et Isabelle Vervust )

Henri a le sens du commerce : le superbe porte-clefs Hourez est offert gratuitement pour tout achat d’une valeur de 30 Frs. Il a aussi le sens du bon goût et de la présentation des produits qu’il vend. Il fait souvent appel au décorateur Dominique Lemaire qui décore ses vitrines extérieures comme par exemple celle du « manége enchanté » ci-dessus.

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à suivre . . .

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Rermerciements aux Archives Municipales, à la BNR ainsi qu’à Isabelle Vervust et Véronique Toulemonde pour la documentation et leurs témoignages.

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6 thoughts on “Les papiers peints Hourez

  1. bonjour je me souviens bien de ce magasin, j allais avec mes parents acheté le papier peint a l entrer le couloir avec tous les panneaux montrant les différrants papiers et sa salle d expo.si mes souvenirs sont bon il y avait sur le meme trottoir un magasin de velo. et en face le café le champi

  2. Bonjour
    J’ai également bien connu ce magasin car je suis venu habiter le quartier, plus précisément rue Watt en 1959; A côté de chez Hourez,il y avait le café  » chez Manu » qui possédait conjointement au terrain du magasin une bourloire qui s’étendait jusqu’au numéro 27 de la rue Watt.
    A l’époque c’était un quartier chaleureux ou il y avait de nombreuses manifestations donc une course à trottinette. Les allumoirs étaient un bon moment de convivialité et cela faisait du bien pour les familles dont le père travaillait dur dans les usines textiles de la rue de l’Epeule et Watt.

    • bernard termeulen

      Bonjour Jean Marie. Merci pour ton témoignage. Le café « chez Manu » sera évoqué dans la suite de l’article au 15 Mars. A bientôt. Bernard.

  3. Je suis né en 1947 et j’ai très bien connu le quartier de l’Epeule.Dans la rue Watt il y avait l’usine Roussel Desrousseaux oû mon oncle travaillé.Mon première montre à ma communion venait du bijoutier LeThellier situé en face de chez
    Hourez.Le café Manu était réputé pour ses calices de bière brune.Le marchand de vélo comme dit Mon Houdot était installé après la rue de L’industrie et c’était
    chez Vercoutère.Par la suite j’ai travaillé comme chauffeur chez Delachaussée rue du Brondeloire.C’était un magnifique quartier très vivant et le Samedi c’était noir de monde.Il y avait aussi le cinéma l’Etoile.Comme on dit c’était le bon temps auquel je suis très nostagique

      • Je me souviens de beaucoup de commerçants de la rue de
        l’Epeule comme l’épicerie au Petit Bonheur,la Maison du Ménage,le photographe Charrier,la pharmacie Goddefroy
        Ridolys,et bien d’autres comme les cafés le Moulin Bleu,le
        Champi,chez Louis,le restaurant l’Univers et ses bonnes frites
        le Colisée qui n’a aucun secret pour moi car j’y travaillé le Week-End depuis l’âge de 14 ans jusqu’à 19 ans en supplément de mon boulot à l’usine

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