La tutelle de Carpeaux

Suite à la réunion de l’association des locataires des Trois Ponts en mai 1972, un inventaire des besoins est dressé, qui regroupe les pétitions faites par un grand nombre d’habitants et donne un regard significatif sur l’état des travaux dans la toute nouvelle cité. On y retrouve les points suivants : une seule cabine téléphonique pour toute la cité, la question du centre commercial, les aires de jeux et espaces verts, la crèche, le centre social, le foyer des vieillards… Puis on apprend que d’ici à la fin de l’année 1972, 5.000 personnes vont habiter la cité et que  l’ouverture du centre commercial doit intervenir en juin ou juillet, celle de la crèche fin 1973. Les autres projets suivront…

 Une vue de la cité des Trois Ponts dans les années soixante dix Photo Collection Particulière

Déjà un certain nombre de dames des Trois Ponts participent aux activités du Centre familial de la rue Carpeaux pourtant situé à plus de trois kilomètres de la cité. Un collectif de dames sollicite alors la Ville en la personne de Mme Prouvost Franchomme pour que des activités de loisir enfants et adultes puissent se tenir dans les m² sociaux des Trois Ponts. La demande est orientée vers l’office HLM, propriétaire des locaux, qui répond que les m² sociaux ne peuvent être confiés qu’à une association ou un centre social. Une démarche est faite auprès du Centre Familial Carpeaux, qui accepte d’ouvrir une antenne aux Trois Ponts dans la Tour E au printemps 1972, où se trouve déjà l’association de locataires.  En Juin 1972, 153 personnes fréquentent ce premier centre social des Trois Ponts, où l’on peut trouver les activités suivantes : un club féminin animé par Mmes Delannoy, Delsalle, Manoury et Melle Leveugle, des loisirs pour la jeunesse avec une monitrice du Centre Familial Carpeaux, Mme Lescroart[1], et un club du 3ème âge pris en charge par Mme Ricard.

 

Activités au Centre Familial des Trois Ponts en 1973 Photos Nord Éclair

Un an plus tard, alors que les projets de construction se transforment, on parle à présent de réunir dans un même immeuble le centre social et le centre de soins, mais dans un avenir indéterminé, le centre commercial a été réalisé et on parle déjà de l’agrandir. En mai 1973, les activités du centre familial des Trois Ponts, qui occupe à présent provisoirement deux rez-de-chaussée (tours D et E),  se développent et se diversifient : club féminin, loisirs enfants, club du 3ème âge, cours de couture, cours de cuisine, club adolescents, danses collectives. Le personnel est le même que celui du Centre familial Carpeaux, qui a les Trois Ponts dans son secteur géographique. On prévoit la construction du futur centre pour la fin de l’année 1973 et l’ouverture en 1974. En Octobre 1973, toujours dans les m² sociaux des tours D et E, s’ajoutent aux activités déjà citées, une permanence pour les veuves civiles, une permanence HLM, la présence d’une assistante sociale. Le groupement des locataires est également présent dans ces locaux. En Juin 1974, signe du bon fonctionnement du centre familial des Trois Ponts, une exposition des travaux réalisés par les clubs est proposée dans les locaux des tours D et E : on y présente des confections de vêtements, émaux, vannerie, broderie, travaux des enfants et même dégustation des somptueux mets de l’atelier cuisine.

 

L’exposition de 1974 Photo Nord Éclair

L’antenne des Trois Ponts se développe rapidement : une équipe professionnelle  autonome est constituée en 1974, un directeur est nommé en fin d’année, des activités complémentaires sont mises en place.  En Avril 1975, lors de la fête exposition du centre des Trois Ponts, qui,  pour l’occasion se déroule dans les locaux de l’école Léo Lagrange, 26 rue d’Ypres, le directeur du centre Bernard Lescrauwaet souligne la difficulté que représente l’éparpillement des nombreuses activités dans les différentes tours. Enumérant les différentes activités et réalisations, il conclut : Le Centre Social des Trois Ponts existe, il ne manque que des murs.

 

 

Remerciements à Mme Gisèle Delannoy pour son témoignage et la consultation de ses archives


[1] Peut-être s’agit-il de Mme Lescrauwaet, épouse du futur directeur du Centre Social ?

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