La Petite Potennerie

petitepotennerieUne vue des travaux du groupe scolaire.  S’agit-il de la petite Potennerie au fond ? Photo Nord Éclair

Nous avons évoqué le château Dhalluin, plus connu sous le nom de Grande Potennerie. Il y avait un autre château Dhalluin, dans la même propriété, plus modeste que le précédent, mais également habité par une famille Dhalluin. Il s’agit de la famille de Maurice Dhalluin et de Louise Virnot, mariés en juin 1919, et qui habitaient auparavant au n° 19 de la rue Charles Quint à Roubaix[1]. En 1920, alors que la famille va s’agrandir, ils décident de louer la demeure de la Potennerie qui est la propriété de Mme Alfred Motte. Voici la description qu’en fait Monique Dhalluin qui vécut là son enfance :

Cette maison de brique aux arêtes et décors de pierre blanche était située en plein quartier ouvrier, au milieu d’un grand parc tout clos de murs surmontés de tessons de bouteilles pour décourager les intrusions éventuelles…

On accédait à la propriété par une entrée située rue Jules Guesde, qui donnait sur une petite voie d’accès. Il sera question un moment d’établir la jonction entre la rue de Bouvines et la rue Montgolfier, en prolongeant cette petite ruelle. Le projet fut abandonné. La petite voie d’accès subsiste néanmoins et dessert désormais le groupe scolaire. L’autre entrée de la propriété se trouvait rue Dupuy de Lome.

En septembre 1955, sont entrepris les travaux de creusement et de fondations pour le nouveau groupe scolaire de la Potennerie. Le grand mur qui entoure la propriété et qui menace de s’écrouler par endroits, sera bientôt abattu pour laisser apparaître un groupe scolaire dans un nid de verdure.


[1] Tous ces détails figurent dans le livre de souvenirs de Monique Dhalluin, fille du couple Maurice et Louise Virnot.

3 thoughts on “La Petite Potennerie

  1. Non, il ne s’agit pas de la Petite Pontennerie, que j’ai habitée avec ma famille de 1946 à 1962, mais de l’arrière du garage de la Grande Pontennerie qui comportait un logement au dessus et dans lequel habitait le jardinier Léonard et sa femme Gabrielle, cuisinière chez les d’Halluin.
    Cordialement.
    Serge-Henri BOSSUT

  2. 2 observations à confirmer :
    1 voisin qui a passé toute sa jeunesse près de la Place du Travail se souvient qu il y avait un abri anti aérien sur la place pendant la guerre et un autre à l emplacement de l école rue E Vaillant près de la ferme Cruque dont le fils est devenu garagiste sur la place : ça y sentait très mauvais à cause des chiens qui y rôdaient
    1 autre voisin se souvient des processions d enfants qui traversaient ,au moment des fêtes de l église , la propriété DHALLUIN et y étaient bien accueillies

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